Désobéissance fertile : vivre au plus près de la nature

Pour répondre à un besoin d’autonomie évident, pour vivre au plus près de la nature ou encore pour s’opposer avec fermeté à la destruction du vivant dans le seul but de régénérer notre environnement, certains font le choix d’adopter un mode de vie atypique tel le peuple de la forêt.

Et si la révolution environnementale prenait racine au cœur des bois ? Et si vivre en symbiose avec le vivant était un premier pas vers davantage de résilience, vers moins de lien avec la société capitaliste et sa surenchère de profits ? Désobéissance fertile : Acte I d’une transition pas aussi douce qu’il n’y parait…

Régénérer la vie quoi qu’il en coute

Expérimenter et créer de nouvelles sociétés respectueuses du vivant sans se préoccuper de la législation, le décor est posé ! Il ne s’agit pas d’un mouvement contre le système mais plutôt d’une école prônant un retour à des valeurs essentielles, ancrée dans la résilience et le vivre ensemble. En faisant le choix de vivre autrement, ces désobéissants civiles souhaitent souligner l’incohérence du chiffrage des bénéfices apportés par la nature pour la protéger.

Se donnant pour mission de faciliter l’installation de projets collectifs en pleine nature, ces gardiens de la nature encouragent la création de micro sociétés afin de participer à la préservation de notre espèce en contrant, concrètement, la déforestation.

Un mode de vie solidaire

Populaire et accessible à tous, ce mode de vie marginal est avant tout une posture philosophique destinée à préserver ce qu’il reste de vivant en invitant à réfléchir la vie sous un angle davantage tourné vers nos besoins essentiels, en adéquation parfaite avec ce que la nature nous offre.

Pour Jonathan Attias, pionnier du mouvement, cette nouvelle manière d’embrasser la vie est à la portée de chacun, de l’épicerie offrant ses invendus, aux professionnels de santé dispensant leur savoir gratuitement, en passant par le propriétaire qui met à disposition son terrain. L’idée est avant tout de créer un réseau d’entraide le plus vaste possible pour poser les pierres du monde de demain, un monde plus résilient, plus autonome, dédouané de l’argent et surtout, fondamentalement tourné vers le vivant.

Un concept encore timide qui pourrait bien rapidement faire des émules et participer largement à la protection des forêts en assurant la régénération des écosystèmes. Véritable soutien à l’habitat léger ainsi qu’à toutes les formes d’initiatives en lien profond avec le vivant, la désobéissance fertile est un pas essentiel vers le faire autrement, dans la sobriété heureuse.

Décidons, ensemble, de la pointe d’humanisme que nous souhaitons insuffler dans notre société.