Fin de l’IEF annoncée, de l’importance du libre choix

Face aux dernières annonces du ministre de l’éducation nationale, Jean -michel Blanquer, en matière de lutte contre les séparatismes et d’instruction obligatoire à l’école à la rentrée 2021, nous avons souhaité soulever la question épineuse du libre choix de l’instruction.

Et si l’instruction en famille était indispensable pour certains enfants rencontrant des difficultés de développement ou d’intégration ? Et si l’école de la république n’était pas suffisamment inclusive et adaptée à une seule typologie d’enfant ? Et si, l’école en famille répondait simplement à un besoin individuel ?
Quelle école, demain, pour nos enfants ? Ballade en instruction avec l’école du colibri !

 

Avoir le choix !

Portant la volonté profonde de placer l’instruction au cœur de l’éducation et au sein du foyer familial, les partisans de l’instruction en famille défendent la nécessité de suivre le rythme biologique de l’enfant mais également de favoriser l’estime de soi.

Aux Amanins, nous défendons avant tout l’importance du libre choix comme droit fondamental du citoyen, notamment parce que l’instruction en famille répond bien souvent à une situation individuelle. En fonction de son histoire, de ce que l’on vit, mais aussi de son lieu de vie, on doit pouvoir avoir le choix de l’éducation de son enfant si l’école du coin ne répond pas à son besoin.

Choisir ce type d’instruction c’est donner la chance à son enfant d’apprendre autrement avec une instruction parfois personnalisée. Souvent marginalisés par les autres, ces enfants, et plus largement ces familles, ont parfois fait ce choix parnécessité, pour sortir leur enfant d’un mal être lié à l’école, pour des raisons médicales ou géographiques. Et si l’école de la république ne répondait pas aux spécificités de tous les enfants ?

 

La base d’une société respectueuse de la différence

Parce que l’instruction est obligatoire mais pas la scolarisation, parce que l’enfant apprend principalement par imitation, il appartient à chacun de nous, adultes, d’être de beaux exemples à reproduire. En accompagnant son parent tous les jours dans les actes de la vie quotidienne, l’enfant va développer sa sociabilisation, comme il le ferait à l’école, en coopérant.

Dans l’objectif de pallier certains manques de l’institution se traduisant par une souffrance de l’élève comme de l’enseignant, il semble aujourd’hui plus que jamais absolument capital de pouvoir conserver une alternative, une solution agissant comme une soupape de décompression, une proposition individualisée.

Loin d’être une échappatoire individuelle et anti sociale, cette loi constitutionnelle permettant le libre choix de l’éducation retentit comme l’image d’une société respectueuse des besoins et individualités de chacun de ses membres.

Pour des raisons diverses, certains enfants ne trouvent pas de réponses à leurs difficultés ou particularités au sein de l’école républicaine. Être en capacité de les accompagner différemment, c’est simplement être à leur écoute et les aider à devenir des adultes épanouis, autrement.

Premiers éducateurs de leurs enfants, les parents sont ceux qui savent le mieux ce qui est bénéfique pour eux. Et si nous prenions le temps de regarder ces différents choix d’éducation, non pas en les mettant en concurrence, mais au contraire en regardant la richesse de leurs différences, la complémentarité de leurs propositions? Nous aurions tous à y apprendre et à y gagner ! Chaque enfant est singulier, une proposition unique ne peut tenir compte de cette diversité, respectons chacun.