Solastalgie et éco anxiété : comment gérer la peur de l’effondrement

Parce que la crise sanitaire et sociétale liée au coronavirus a fait jaillir chez nombreux
d’entre nous des prises de conscience parfois anxiogènes liées à l’imminence d’un
effondrement, parce qu’il est parfois difficile de cheminer dans cette voix face à
l’incompréhension de l’entourage, et plus largement de l’inertie de la société, certains d’entre
nous sombrent dans une mélancolie chronique directement liée aux conséquences du
réchauffement climatique.

Confrontés à une réalité qui aujourd’hui semble inéluctable, comment faire face au quotidien
et à l’angoisse profonde générés par cette situation ? Et si la clé du mieux-être résidait dans
le fait de passer à l’action ? Explications !

Eco anxiété : moteur d’action et d’engagement

La fin d’un monde suppose un deuil à traverser, un stress pré traumatique lié au fait de
perdre son environnement, son cocon. La solastalgie affecte principalement les individus
conscients qu’il n’y a pas de planète B et que l’urgence d’agir s’inscrit dans le présent.
Maladie à dominante philosophique, elle est néanmoins une invitation à ne pas renoncer, à
garder espoir en l’humanité, à réunir ses forces pour passer à l’action.

La peur peut en effet devenir notre meilleure conseillère en nous poussant à agir et à
encourager les autres à nous suivre afin de tenter de préserver la planète en étant plus
résilient.

Avoir peur de quelque chose susceptible de nous tuer est une réaction saine, un premier pas
vers des solutions, une porte ouverte vers l’espoir et le changement. Apprivoiser nos peurs,
c’est commencer à réussir à construire la suite du monde.

 

Encourager le changement individuel et collectif

Être acteur du changement c’est aussi porter ces valeurs au sein du collectif pour gagner en
rayonnement. Vivre ses émotions, accueillir sa souffrance pour accéder à ce qui fait sens
pour chacun d’entre nous afin de se mettre en mouvement et de s’ancrer dans la vie pour
devenir moteur et acteur du changement, ça commence par le fait d’occuper son esprit en
passant à l’action.

Passer au zéro déchet, faire sa part au quotidien, manger moins de produits d’origine
d’animale, favoriser le bio et le local pour lutter contre le transport et les pesticides, adopter
la mobilité douce, s’engager dans une association à vocation écologique, prêcher la bonne
parole en sortant de sa zone de confort, rencontrer et échanger avec des personnes ayant
les mêmes préoccupations que nous afin de donner du sens à notre vie en enclenchant
concrètement un renouveau. Voici ici quelques pistes qui peuvent vous permettre de
combattre votre angoisse, mais surtout de lui donner un sens.

Sujet à la dépression verte ou pas, une chose est sure, c’est que la prise de conscience se
doit d’être individuelle mais également collective pour limiter notre impact sur la planète. Et
vous, vous faites quoi aujourd’hui, pour demain ? Quelle planète laisserons-nous à nos
enfants ?