Souveraineté alimentaire : et si un autre monde était possible ?

Suite à la crise sanitaire et aux nombreuses problématiques sociétales, et écologiques qui nous attendent à en croire les collapsologues avertis, la pénurie alimentaire, voir les famines, nous guettent. Pour rétablir une équité entre les peuples, et redistribuer les richesses, et principalement les ressources en alimentation, la souveraineté alimentaire commence à gagner du terrain auprès des populations et bouscule les esprits.

Et si une répartition plus juste était possible ?

La souveraineté alimentaire : c’est quoi ?

Dans sa définition, la souveraineté alimentaire est le droit des peuples :

–  à une alimentation saine et culturellement appropriée, produite avec des méthodes durables

–  de définir leur propre système agricole et alimentaire

Réfléchissant à la manière la plus pertinente de parvenir à la sécurité alimentaire pour tous, la souveraineté alimentaire réfléchit à l’établissement d’un système alimentaire démocratique prenant en compte les contributions des citoyens comme des producteurs tout en préservant l’existant en matière d’alimentation.

Défendue par des mouvements politisés et certains milieux agricoles, elle vise également à lutter contre la dissémination des OGM et le bradage des terres agraires.

Souveraineté alimentaire : une conquête ?

S’imposant comme LE modèle d’agriculture paysanne devant être préservé face aux lobbys de l’agro industrie, la souveraineté alimentaire n’est malheureusement pas une évidence pour nos sociétés gangrenées par la dictature économique.

Pour envisager d’y accéder encore faut il partir à sa conquête en s’en donnant les moyens. Bien plus qu’une simple réponse à un besoin de nourriture, elle entend notamment revenir aux circuits courts en excluant l’éventualité d’un marché mondialisé.

Pour refonder une démocratie, développer l’esprit de solidarité et de partage entre les peuples favorisant une répartition équitable des denrées, elle ne peut s’initier que collectivement.

La réussite de ce projet ambitieux réside dans le fait de maîtriser son lien avec le territoire, son environnement, le climat, l’emploi, en affirmant clairement une volonté de se mettre au service d’un bien commun en permettant l’accès à une nourriture locale et de qualité au plus grand nombre.

Et si cette solution était celle qui prévalait pour anticiper les crises alimentaires à venir? Et si l’essentiel reposait sur le fait de reconnaître enfin le rôle central des paysans et paysannes qui s’attèlent à maintenir un lien au sol et au vivant, en les soutenant?

Déterminer en pleine conscience notre propre système alimentaire, du champ jusqu’à l’assiette, c’est ce que nous nous appliquons à faire depuis plus de 15 ans. Vous avez envie de partager sur cette nouvelle approche, d’expérimenter l’agro écologie ou encore de vous lancer dans l’aventure de l’autonomie alimentaire, profitez d’un temps off pour passer du temps aux Amanins 😉